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mardi 18 décembre 2012

INTERVIEW : THE DODOZ































J'ai décidé de marquer cette fin d'année avec l'interview de The Dodoz, mes chouchous de la scène rock Française. Après avoir eu leur chronique sur leur second album Forever I Can Purr, une review de concert lors de leur passage à La Maroquinerie récemment, voilà l'interview. J'ai réussi à avoir l'attention de Jules, un des deux guitaristes du groupe.

Vous venez de Toulouse, en regardant le parcours des autres jeunes groupes français, est-ce que mont
er un groupe en province paraît plus facile pour décoller qu’à Paris par exemple ?


Je pense pas ce soit plus facile, mais c'est certainement totalement différent. Les avantages, c'est de se retrouver un peu à l'écart de tout ce qui est pro, maison de disques, soirées hypes etc... On est plus au calme, on va à notre rythme ici. Les désavantages, ben c'est justement de pas avoir les contacts qu'on aurait en étant sur Paris, donc c'est vraiment deux choses différentes, avec les plus et les moins!

Maintenant que vous avez, en quelque sorte avec les dates en Europe, décollé, est-ce que vous voudriez partir de Toulouse, Changer d’air ?

On a tous déjà pensé à partir dans des villes qui nous attirent, commeBerlin, San Francisco... Mais pour l'instant on est vraiment bien à Toulouse, donc on se laisse encore du temps avant de prendre ce genre de décisions!

Parlons maintenant de votre second album. La voix  de Géraldine est plus contrôlée, moins cinglante et son accent aussi s’est beaucoup amélioré. Elle a beaucoup travaillé pour ça où ça s’est fait naturellement ?

Elle a beaucoup travaillé sa voix, mais on a surtout beaucoup tourné entre ces deux albums donc ça a énormément joué dans l'apprentissage du chant, comme poser sa voix, l'utiliser au mieux de ses capacités... Et pour l'accent ça s'est fait assez naturellement, elle regarde pas mal de series et films en VO et d'un autre côté, Peter Murray (notre producteur et manager) est écossais donc il l'a aidé sur pas mal de points aussi.

On sent que les compos sont plus construites, plus recherchées, tout en gardant une forte spontanéité et l’album a une réelle cohérence. Comment se sont déroulés la composition de l’album, l’ordre et le choix des chansons ?

L'album a principalement été composé sur la route, sur une assez longue periode. On est revenu 3 fois en studio, avec à chaque fois des nouveaux morceaux, donc on a du beaucoup écrémer avat d'arriver aux 12
titres finals! Pour l'ordre, c'est toujours un peu un grand casse tête chinois, mais en gros on avait vraiment envie de commencer par Death In The Pocket Of His Coat, c'était pour nous l'ouverture de l'album depuis qu'on l'a enregistrée!

À l’opposé il y a Dum Dum et Warm Me Up qui sortent complètement de l’ambiance générale de l’album, qu’est-ce que sont ces morceaux pour vous ?

Ce sont les derniers morceaux qu'on a composé sur cet album, une sorte de prise de risque... C'était vraiment spontané, ces deux titres ont été composé très vite, et c'est effectivement assez différent du reste, mais ça reste dur d'expliquer pourquoi...

Vous avez repoussé la sortie de l’album plusieurs fois si je ne me trompe pas, qu’est-ce qui a valu cela ?

Oui c'était assez compliqué. Notre management / producteur Murrayfield Music avait trouvé un deal avec un gros label, on a beaucoup attendu puis ça ne s'est pas fait.  Ensuite ils ont vraiment cherché le bon label / distribution pour nous, sachant qu'on garderait 100% du contrôle artistique avec Murrayfield. Ce n'est pas simple! Finalement, après nombreux rencontre, Murrayfield a trouvé Columbia, donc l'album est enfin sorti!


Est-ce que vous avez redouté la malédiction du second album ?

Pas vraiment, on n'a pas ressenti de grosse pression pendant qu'on le composait, c'était assez naturel.

Vous êtes très inscrit dans la philosophie DIY, et on voit ça surtout à travers vos clips, et une explication s’impose quant au nouveau clip Dum Dum.

On est très attachés à ça, le fait de faire un max de trucs nous même. Et surtout on s'éclate beaucoup à faire des pochettes, des videos, des t shirts... Je pense que c'est la meilleure façon d'obtenir quelque chose qui soit fidèle à notre vision initiale, pour offrir un truc aux gens qui vienne vraiment de nous. Pour Dum Dum, on a fait le clip en 1 quart d'heure, c'est l'opposé du clip d'I Can Purr qui lui nous a prit plus d'un mois de tournage... On a la meilleure grand mère du monde, et elle aime chanter donc c'était pas si dur...

Vous avez déjà commencé à écrire des nouveaux morceaux ? quels sont vos projets pour l’année 2013 ? 

On n'a pas vraiment recommencé à écrire, on a évidemment tous des idées par ci par là mais rien qu'on ai mis en commun pour le moment. On est à fond sur Forever I Can Purr pour le moment, on réfléchit à un prochain clip, on devrait partir en Europe de l'Est en mars-avril et tourner un documentaire avec un ami à nous qui est réalisateur... Et l'album devrait sortir en Angleterre avant l'été.

Merci à Peter Murray et à Jules.

mercredi 29 août 2012

INTERVIEW : EQUATEUR




À l'occasion de l'arrivée imminente du second EP d'Equateur, après la sortie du premier morceau du groupe, j'ai pu rencontrer le duo de la scène émergente électro de Paris à la terrasse d'un troquet à Montmartre. Le temps d'en savoir plus sur le collectif Nouvelle New Wave, leurs projets, leur musique et l'EP.


Rapidement, Equateur qui c’est et d’où viens l’idée de ce projet ?

Romain : C’est Charles et Romain. Moi je faisais un stage pour Charles.
Charles : Dans un label que j’étais en train de monter et j’avais besoin de jeunes énergiques
Romain : Donc moi je lui ai demandé, comme il faisait du son, de faire du son avec lui et voilà on a commencé. Moi j’ai fais des accords et Charles a mis sa touche par dessus, la rythmique et ça a donné un titre, le premier titre Haunted.



Donc le collectif Nouvelle New Wave c’est toi Charles ?

Charles : Oui, c’est moi et un de mes meilleurs pote qui a fait une école de graphisme à Bruxelles et on s’est dit tiens on a pas grand chose à faire, on cherchait un projet à réaliser, on connaissait quelques groupes de musique qu’on voulait réunir comme ça au seins d’une structure. Moi j’avais une SARL, j’avais quelques années auparavant fait quelques musiques pour des court métrages, des documentaires donc je voulais un peu centrer ça vers un label. Avec ce collectif on a pas mal réfléchi parce qu’il y avait pas mal d’artistes donc c’était un peu compliqué de gérer un peu tout le monde, leurs envies. Donc on a un peu restructuré ça en label avec quelques artistes. Jean Charles Couderc qui fait le graphisme tient les rennes avec moi et éventuellement pour des projets on cherche des réalisateurs pour des clips, peut être d’autres graphistes si vraiment l’artiste veut quelque chose de personnel.


Vous allez sortir votre second EP Aquila en Octobre c’est ça ?

Charles : En octobre si tout se passe bien. On sait pas vraiment encore ce qu’on va mettre dans l’EP, peut-être 4 titres originaux ou 2 titres originaux avec 2 remix. Mais il y aura environ 4 titres. On fait du son en ce moment, on a pas mal de titres, donc on voit s’il y en a d’autres qui colleront.
Romain : Oui, si ça s'emboîte bien pour un EP parce qu’il y a des sons qu’on a fait il y a peut-être 8 mois, d’autres plus récents, d'autres sons trop dark ou trop electro. Il faut une cohérence.


Les morceaux sont toujours dans la lignée de Haunted ?

Romain : C’est un peu plus galactique.
Charles : En tout cas on a deux titres qui seront sûr dans l’EP qui sont un peu plus musique de films que Haunted, mais il y a toujours un touche forcément.
Romain : Un aspect pop plus mélodieux.
Charles : Un aspect pop plus mélodieux et il y a peut-être plus d’introductions, de ponts, c’est un peu  plus complexe au niveau des arrangements.
Romain : Il y a plus de composition.


Vous avez fait un clip pour Haunted d’où viens l’idée et qu’est-ce qu’il signifie pour vous ?


Charles C’est plus énigmatique, c’est une introduction à ce qu’on aimerait, si on peut, faire en image et en son parce qu’il y a une grande importance dans nos musiques. On aimerait que nos musiques soient adaptées dans des clips.
Romain : Peut-être une petite histoire sur les clips, développer un univers propre à Equateur.


Jusqu'à maintenant vous n'avez fait que des DJ set, à quand les lives ?

Charles : Normalement fin Octobre on est programmé pour un live à la fleche d’or, donc on prépare un live de 45 minutes, ça sera notre premier live avec que nos titres.
Romain : Il y aura pas mal de sons qui seront plus adaptés pour le live, plus électronique, donc pas mal de track exclusives.
Charles : Et des modifications sur les tracks, Haunted.


Merci au groupe pour leur temps.


mercredi 27 juin 2012

INTERVIEW : LE COMMON DIAMOND




A l’occasion de leur montée sur Paris, Le Common Diamond, les nouveaux chouchous de Toulouse, m’ont gentiment accordés une interview avant de monter sur scène à L’international. Ils ouvrent le set avec Kill Us Tonight aux airs de far-west jusqu’à finir, après 50 minutes de shown avec Orbit The Earth.  Le groupe à la pop rêveuse était de retour il y a un mois avec son premier EP. 

Voici leur interview bien remplie pour vous !


Zlew Is Dead : Bonjour Le Common Diamond ! Bon, on commence par du classique. Le Common Diamond, c’est qui, c’est quoi et ça vient d’où ?

Floran : C’est qui ? C’est Thomas et Floran et c’est quoi ? C’est un groupe un peu, on va dire, électro pop, de la synth pop avec de l’électro et un peu de west coast cowbow je ne sais pas…

Thomas : Et avec de la guitare. (rires)

Floran : Avec de la guitare oui ! Et ça vient de Toulouse.

Thomas : Mais à la base ce projet c’est un peu une utopie dans nos têtes parce qu’on avait un groupe ensemble dans lequel on a joué pendant 7 ans. Et c’était le groupe qui n’existait pas, mais qu’on s’est construit avec Floran, et dans lequel on se disait qu’on allait faire tout ce qu’on aimait et on allait  un petit peu balayer toutes les frustrations qu’on connaissait dans notre groupe qu’on avait à l’époque.

Floran : Vu qu’avant on était 5, et qu’à 5 on partage tout donc t’es jamais pleinement satisfait. Donc maintenant on est deux,  avec deux synthétiseurs, quasi 3 vu qu’il y en a un qui joue le rôle de 2 synthétiseurs. Donc on va dire 3 synthé, une guitare et deux voix.

Thomas : Et un beat

Floran : Et un beat.


Zlew Is Dead: Ca existe depuis quand ?

Thomas : Alors dans nos têtes ca existe depuis quasiment 2008 en fait. À une époque on avait créé un faux myspace, c’était en 2008. (rires) Mais c’était plus pour qu’on se dise « allez on se lance, on se lance».  Mais en fait on s’est lancé en 2010 à créer nos premières chansons je pense.

Floran : En 2010 on a commencé à y penser. Le groupe s’est arrêté, et on s’est lancé. Après on a mis du temps à se lancer parce qu’il y a d’abord eu…

Thomas : On avait d’abord certaines idées et au final on a fait certaines chansons  et finalement on a changé encore de ligne et au bout de combien de temps on est vraiment actif ?

Floran : Le Common Diamond tel qu'il est là maintenant ça date d’Octobre 2011.


Zlew Is Dead: Et vous vous êtes rencontrés comment ?

Thomas : On s’est rencontré au lycée pour construire le groupe qu’on a évoqué tout à l’heure, au tout début on s’appelait Ephémère. Avec des copains d’enfance on était 5 à faire de la musique et avant ça je suis allé un peu vite, j’étais qu’avec un copain d’enfance on était que deux à faire de la musique depuis qu’on avait 15 ans et on cherchait un chanteur et en seconde on a rencontré Floran. Et on a commencé à faire de la musique en première du coup.

Zlew Is Dead : Comment vous êtes rentrés dans le monde de la musique ? 

Floran : Moi ça vient de leçons de piano quand j’était petit. J’ai d’abord fait du piano sous l’insistance de mes parents et puis à un moment tu te fais tes propres goûts au lycée et la curiosité m’a fait composer. Et toi ?

Thomas : Moi le premier instrument que j’ai touché c’était aussi le piano, j’ai fait deux ans de piano au tout début quand j’étais gosse mais bon j’en ai absolument rien tiré et après j’ai été tout de suite attiré par la batterie pour des groupes que je ne citerai pas (rires). C’est bizarre à 10 ans j’écoutais autant Nirvana, Queen, que Hanson et AC/DC. Donc c’est quatre groupes qui n’ont rien à voir les uns des autres mais c’est ça qui m’a donné envie de faire de la batterie.

Zlew Is Dead : Vos références musicales ?

Floran :  Aujourd’hui mes références à moi ça va être Radiohead, après dans les groupes qui datent, beaucoup de musique des années 60, et dans les trucs plus actuel j’aime beaucoup Peter Bjorn and John, MGMT, j’ai trouvé ça bien. Après ma référence c’est un peu Radiohead et Thom York même si on cherche pas à les imiter parce que ça sert à rien de les imiter.

Thomas : Pour les groupes actuels on écoute à peu près les mêmes, après pour les groupes un peu plus vieux bon on a pas cité David Bowie mais on aime bien. Bon les Beatles c’est une référence de base. Toute cette pop des années 60 c’est sur c’est un truc qui nous touche mais c’est pas forcément ce qui nous influence le plus.

Floran : Après on aime l'éléctro, on est influencé éléctro par des trucs comme…

Thomas : Comme au niveau des groupes rock électro il va y avoir MGMT… il y a quoi de moderne ? Je sais pas (rires)

Floran : LCD soundsystem

Thomas : LCD soundsystem ouais. Après en électro pur mais ça nous influence pas trop, Justice, toute la scène française, Daft Punk, Air, Phoenix etc.




Zlew Is Dead :J’avais donné dans ma chronique des influences et vous aviez dit « c’est marrant comment les gens interprètent chacun à leur façon » ce qui est vrai, mais donc pour vous ça serait quoi que ça soit inconscient ou pas ?

Floran : Inconsciemment je pense que les idées nous viennent de Thom York, plus en solo que avec Radiohead

Thomas : C’est assez conscient ça.

Floran : C’est conscient ? Ouais on aime beaucoup mais… Oui mais inconsciemment comment tu veux le savoir ? (rires) Il y a Thom York et l’album Writer's Block de Peter Bjorn and John il nous a marqué tous les deux. Enfin toi peut-être pas, moi au final je compose pas la guitare mais le son un peu que t’as c’est le type un peu de cet album là, avec vachement de reverb.

Thomas : On a pas cités les Kills

Floran : Les Kills ouais on est fou des Kills mais c’est autre chose, c’est ce qu’on voulait faire, c’est ce qu’on a essayé au début du projet et au final c’était pas nous donc on a un peu abandonné les Kills. Après inconsciemment je sais pas, même si on est influencé par les groupes actuels d’où le son qu’on a qui est vachement à la mode on est quand même très très pop. Ne serait-ce que le format, on insiste  pour qu’il y ait une mélodie qui se tienne et qui se retienne donc j’imagine qu’on est plus influencé par des vieux groupes pop des années 60. Un petit côté Beach Boys peut être dans dans quelques chœurs on nous a fait la remarque une fois ou deux.


Zlew Is Dead : Donc vous êtes deux, ça se passe comment au niveau des compositions ?

Floran : On compose à deux globalement, généralement de façon naturelle il y en a un qui a une idée et ensuite qui la soumet et l’autre complète enfin on fait ça a deux. Après évidemment lui il est guitariste, donc c’est plutôt lui qui va faire tout ce qui est guitare. Les synthés c’est un peu tout les deux et le chant ça vient avec.

Thomas : Après la première idée initiale il y a quand même quelqu’un entre toi et moi qui la trouve indépendamment l’un de l’autre . On l’enregistre de notre côté, on la propose  et c’est là qu’on se retrouve à deux et qu’on construit la chanson après, pas tout à fait de A à Z du coup mais de B à Z ensemble.

Floran : Ouais, on trouve une mélodie d’abord puis on structure la chanson.

Thomas : Après les chants c’est quand même plutôt toi Floran.

Floran : Ca dépend.

Thomas : Les paroles oui par contre c’est plus Floran.



Zlew Is Dead : Et donc le premier EP que vous avez sorti il y a pas longtemps, comment vous le définiriez, au niveau du concept.


Floran : Ben… oh je sais pas quoi dire. (rires)

Thomas : On l’a pas vraiment conceptualisé.

Floran : On s‘est pas dit "tient on va mettre ce style de truc dedans". On avait des chansons, on avait quoi une dixaine de chansons. On avait déjà sorti deux chansons comme ça, un 7 ".

Thomas : Même trois au tout début, avec Try Your Luck sur facebook.

Floran : Ouais c’était pas officiel, on va dire que c’était le premier truc officiel. Mais du coup on avait plusieurs chanons, bah les dernière à ce moment là  qu’on avait fait, on en a sorti quatre  et après on peut pas dire qu’il y a un concept à notre niveau encore  faudrait qu’on ait plus de truc et qu’on ait vraiment du temps pour en faire un…

Thomas : Ou alors faut faire croire qu’il y en a un, en fait c’est parti d’une photo avec un mec à une soirée c’était génial. (rires)

Floran : Non il y a pas de concept.


Clip Go Out For A Walk :



Zlew Is Dead : Et alors vous avez étés publiés plusieurs fois sur la page de Metronomy vous leur avez parlés ou c’est non prévu ?

(rires)

Thomas: Alors c’est la première fois qu’on raconte cette anecdote.

Floran : Alors l’histoire elle commence dans mon salon, on allait voir Metronomy à Montpellier tout les deux.

Thomas : Le 10 novembre 2011, je m’en souviens parce que le lendemain c’était le 11/11/11 donc voilà. (rires)

Floran : Ce jour là je me suis dis, parce qu’avec mon ancien groupe on avait déjà fait ça, lancer des CD sur scène.

Thomas : C’est très naïf.

Floran : Et c’est… ouais, ca te donne une chance. Et là je me suis dis « eh je vais le faire » donc j’ai fait deux CD avec marqué dessus un message directement adressé aux musiciens de Metronomy mais à chaque c’est vraiment sans espoir, c’est à dire on y croit pas, c’est juste drôle. Donc j’ai fait mes deux trois CD j’ai même oublié de mettre notre adresse mail dessus aucun contact .

Thomas : Il y avait juste le nom du groupe dessus (rires)

Floran : Donc on est arrivé ensuite à Montpellier, là on avait deux cd au final, il y en a un je l’ai balancé au mauvais endroit et le deuxième il l’a balancé pendant qu’ils jouaient et la le… Toi tu connais les noms. (rires)

Thomas : Oscar.

Floran : Oscar l’a vu à ses pieds,il a pas compris. Joseph lui a demandé « qu’est ce que c’est » et nous on était là.

Thomas : C’était pas pendant, c’était entre deux morceaux ! (rires)

Floran : C’était entre deux morceaux ouais.

Thomas : On a interpellé oscar, il a vu.

Floran : Bref ils se sont demandés ce que c’était et après ça il y a pas eu de suite ils se sont remis à jouer quoi. Et fin du concert bon on est parti bon, on a regardé sur scène quand même on les voyait plus les cd donc on s’est dit que peut-être. Et ensuite le lendemain on boit un café à Montpellier et là on reçoit un mail de Joseph Mount

Thomas: « Hello this is Joseph from Metronomy » (rires)

Floran : Donc là on étiat là "Woah" et on a même constaté que le mec il est tellement, au final il est assez modeste et curieux et du coup il est allé sur internet il a tapé « Common Diamond » sur google il est allé nous chercher quoi. Donc ça c’est quand même assez fou. Mais bon après il est occupé, il répond à 1 mail sur 10. Mais bon il nous a quand même répondu et il a fait quoi d’autre ? Il nous a répondu dans un premier temps.

Thomas : Il nous proposait de faire un remix.

Floran: Parce qu'ils allaient ressortir The Look de leur abum The English Riviera mais bon il a balancé ça un peu en l’air, ils savaient qu’ils avaient besoin de remix, il a proposé parce que on a un son un peu particulier un peu original.

Thomas : On a fait le remix et là on a eu du mal à reprendre contact, ils étaient en tournée en plus. On a eu 4 jours pour faire le remix (rires)

Floran : Parce qu’on savait pas, on lui demandait jusque quand il fallait qu’on le remette et il répondait pas donc on l’a fait en 4 jours  et bon au final le remix  il a été un peu zappé.

Thomas : Le mercredi on a envoyé un  mail au manager et il nous a dit c’est pour la fin de la semaine quoi.

Floran : Ouais voilà, mais après on leur a envoyé des messages sans vouloir trop trop les harceler et au final  on est content parce qu’à deux reprises ils nous ont publiés un truc sur leur wall  et on sait pas pourquoi ça par contre mais on fait parti de leur deux trucs qu’ils aiment sur facebook.

Zlew Is Dead : Ben moi c’est comme ça que je vous ai découvert

Floran : Ben voilà ca c’est fou. Mais au final on peut pas dire qu’on est pote avec eux.






Zlew Is Dead : Et sinon niveau scène vous commencez à tourner un peu ?


Floran : On tourne pas encore, on aimerait faire vraiment beaucoup plus que ça. On avait une expérience des concerts avec l’ancien groupe avec lequel on a pas vraiment tourné mais on a fait quand même pas mal de concerts pendant la durée totale de l’existance du groupe donc pour nous là on a pas l’impression d’être beaucoup tourné mais c’est vrai qu’on arrive à trouver quelques concerts. Maintenant il y a cette date à Paris qui nous a été proposée par quelqu’un qui voulait nous voir parce que lorsqu’on a sorti l’EP on a envoyé plein plein de mails, enfin c’est toi (Thomas) qui les a envoyés manuellement à plein d’adresses que j’avais récupéré sur internet, des blogs, des labels, des tourneurs et il y en a un qui nous a répondu.

Thomas : Ouais voilà sur 500 mails on a eu une date à l’international. (rires)

Floran : Bon c’est notre première date à Paris, c’est le début.

Zlew Is Dead : Des choses à rajouter ou des questions que vous auriez aimé que je vous pose ?

Thomas : Non nous on va te poser une question. (rires) Comment est-ce que tu nous perçois ? Est-ce que tu trouves qu’on est un groupe semblable  à l’effervescence actuelle des groupes un peu électro pop ou est-ce que tu trouves qu’il y a une particularité ?

Zlew Is Dead : Non mais justement vous avez vraiment un son assez particulier  et original. Enfin quand je vous avais découverts je révisais mes bacs blancs et j’étais tombé sur la page de Metronomy et ils venaient de vous poster et directement quand je vous ai entendu j’ai écrit votre chronique, donc ça m’avait vraiment pris et justement j’ai eu assez de mal à écrire votre chronique parce que je ne savais pas trop quoi dire sur vous, il y a des détails qui viennent de partout et ca donne donc cette particularité, c’est vachement cosmique votre style.

Zlew Is Dead : Vous avez des choses à dire sur votre EP pour les lecteurs ?

Floran : Alors il y a Go Faster.

Thomas : C’est la première qu’on a composé.

Floran : Elle est un peu plus vieille oui et finalement c’est celle qui plait le plus, parce qu’elle est rythmée.

Thomas : Kill Us Tonight c’est pictural comme chanson.

Floran : Il y a un petit côté western dedans. Avec la guitare on aime bien essayer d’ammener un côté un peu western avec cette reverb et avec les nappes d’electro de rajouter le côté spacial. On le décrit comme ça même si ça correspond pas tant que ça.
Soft Beat on a mis du temps à la faire parce qu’on avait plusieurs idées on arrivait pas à les raccrocher ensemble. C’est pour ça qu’elle est un peu tordue celle là. Et d’ailleurs son titre n’a pas de sens, c’étiat le nom du projet tu sais quand t’as pas d’idée tu mets le premier mot que t’as en tête. Là il avait fait un beat plutôt doux j’imagine, du coup il l’a appellé Softbeat et elle a jamais changée de nom. (rires) Go Out for a walk c’est la frustration des voyages et des rencontres, ca c’est le texte et après , la musique c’est partit d’un truc qui était censé être compétemment électro. On avait calé un chant un peu inspiré Empire Of The Sun, faut le dire.





Voilà, je tiens à remercier chaleureusement le groupe pour leur participation et d'avoir joué le jeu.




mercredi 31 août 2011

INTERVIEW : LATERBOX

"Une idée d'attente"



Alors que le groupe n’a toujours pas sortit son premier EP, les membres m’offrent l’occasion de les interviewer dans le cadre de ma première expérience. Nous sommes donc dans un café Parisien, dans une humeur détendue, une occasion en or pour les découvrir dans les détails en attendant leur premier EP.

Après une première tentative tombée à l'eau par des problèmes de poussettes, on fait enfin une prise en entier.


Donc, qui c’est Laterbox et d’où ça vient ?



- Alors Raphaël, bassiste et chœur, 20 ans
- Quentin… ah oui merde, batteur et… chœur et 18 ans.
- Renaud guitariste et chœur… euh j’ai quel âge ? 21 ans ? (rires)
-Et Pépito chanteur guitariste, 18 ans
      
Raphaël : et voilà, on est du 77 de Seine et Marne



Comment vous vous êtes formés à la base ? Comment vous vous êtes rencontrés ?



Pépito : Ben on s’est formé, à la base c’est parti d’une rencontre avec Renaud, par hasard sur msn (rire), donc le guitariste, en septembre 2008. Puis après Quentin et Raphaël sont venus progressivement dans le groupe et là ça fait un an et demi que nous sommes dans notre formation actuelle.



Vers quel âge vous êtes rentrés dans l’univers de la musique ? Et comment ?




Pépito : Moi j’ai commencé par faire du clavecin, donc de la musique baroque, rien à voir, vers l’âge de 10 ans à peu près. Et puis après je me suis mis à la guitare il y a 4 ans. Et j’ai fais une formation solfège conservatoire et je suis en fin d’études musicales là.

Renaud : Moi j’ai commencé la guitare il y  a 4 ans parce que j’aimais bien le rock et du coup c’était peut-être l’instrument le plus accessible et qui me faisait kiffer donc voilà.

Quentin : Moi j’ai toujours été un peu bercé dans la musique parce que mon père c’était un ancien musicien donc voilà, et puis je me suis mis à la batterie il y a 2 ans et demi… sinon… c’est cool.

Raphaël : Sinon tu peux faire passer le micro.

Quentin : Non mais j’aime bien monopoliser. (rires)

Raphaël : Je faisais du saxophone quand j’étais gamin et puis j’ai fais de la gratte et ça me plaisait pas, et puis j’ai fait de la basse. (rires) Ca fait 5/6 ans peut-être.



Comment vous composez les morceaux, c’est tout le groupe, ou quelqu’un apporte un riff en premier ?





Renaud : En principale majorité c’est Pépito qui ramène les structures, les accords, l’idée principale, donc bon forcément c’est lui qui ramène son air de chant. Après nous on répète, il nous ramène tout ça et on va dire qu’on colorie un peu, chacun ramène…

Quentin : Sa pierre à l’édifice (rires)

Raphaël : Voilà exactement, sa pierre à l’édifice, c’est de l’arrangement. Après, ceci dit, ça n’empêche personne de ramener ses petits trucs, des petits riffs et tout ça.



Quelles sont vos principales sources d’inspirations ?



Quentin : Mylène farmer, Pascal Obispo (rires)

Raphaël : Ouais, on écoute nos sons on dirait vite les Kooks. Pour les grattes, The Strokes. Après il y a des gens qui disent Arctic Monkeys aussi, bon c’est ce qu’il y a de plus récent mais ça nous empêche pas d’écouter des vieux trucs, enfin des vieux trucs, des classiques ont va dire pour ma part. Après on écoute aussi la New Wave genre The Cure. Police on peut mettre comme ça dans la catégorie. Les Smiths et ceatera enfin on essaye de rester open quoi parce que on prend partout.

Zlew : J'aurais dis les Babyshambes/Libertines et les Wombats aussi.



Comment s’est passé l’enregistrement de l’EP ?



Quentin : Ben alors en fait voilà, ça rejoins ce que je disais, mon père c’était un ancien musicien et il a gardé une espèce de studio chez moi et donc…. On va attendre quand même

(Serveur : J’ai un café en trop si vous le voulez)

(Renaud : Ah ben pourquoi pas.)

Quentin : Oui donc c’est un ancien musicien et donc il nous a proposé de l’utiliser.

(Renaud : Ah c’était là bas le café.)

Quentin : Donc on voulait enregistrer un morceau, Let’s Dance Together, et au final on s’est dit pourquoi pas faire un EP ? Et on a fait un EP voilà. Et maintenant on a taffé quoi ? 6 mois à peu près… Ouais je vais dire  4 mois pour faire plus BG (rires) et voilà et il va sortir là le 16 septembre 2011



Alors plus sérieusement, comme vous avez fait votre clip, Let’s Dance Together ?


(rires)


Pépito : Alors ouais c’est pas vraiment un clip c’est plus une vidéo délire, en fait on est partis aux Etats-Unis tous ensemble après le Fallenfest en fait, donc on a décidés de prendre des vacances tous ensemble et puis j’avais tourné plein d’images comme ça et puis on a fait une vidéo avec. Donc on a trouvés ça marrant.

Raphaël : En fait le clip, l’histoire c’est qu’on voulait balancer un truc pour noël, nouvelle chanson, on s’est dit un truc pour l’accompagner sur youtube, donc voilà on a fait vraiment le montage… Je dirais pas à l’arrache mais on l’a fait aux vues des circonstances. C’était vraiment pas préparé comme un clip.




Et qui est le « Thanks To Him » dans la vidéo ?



Pépito : C’est le père de Quentin.

Renaud : On lui doit vachement beaucoup (rires)



Est-ce qu’on peut dire que vous avez enfin décollés ? Parce que vous avez gagnés FallenFest quand même, vous sortez votre EP...



Raphaël : Ca dépend ce que tu veux dire par décoller. Non pas vraiment, enfin là pour l’instant tant que t’as pas d’enregistrement « solide » et on va dire une médiatisation minimum tu peux pas dire que t’as décollé. L’idéal se serait de choper des points partis. Donc maintenant qu’on a l’EP on va démarcher à mort, et essayer de choper des médias et des petites radios pour commencer. Et choper des structures qui pourraient nous faire jouer. Histoire de jouer le plus possible avec des gens qui vont parler de nous, en même temps qu’on progresse en faisant de la scène.



Des anecdotes ? Des live ? Les pires, les meilleurs, des conneries ?


(rires)

Renaud : oh lala il y a du gros ! (rires) Bon on va commencer par le meilleur. Bon le meilleur ça reste notre plus grosse scène, je pense pour tous, La Cigale, qui était vraiment un moment grandiose. Il y avait tous nos potes, un public super chaud, c’était vraiment le kiffe. Le pire ça dépend pour qui (rires). Bon je pense que le batteur n’était pas encore là. On avait fait une scène sur Émerainville On va dire qu’on était, bon à part pour le chanteur qui était...sobre. Bon ça c’est vrai que les conditions étaient pas au top niveau… nous non plus. On se faisait déjà engueuler à nos balances et puis même avec Raphaël on avait pris… une pré cuite, qui nous a valut  quelques pins mémorables donc voilà c’était vraiment la dégoute assurée. Voilà c’est pour ça que maintenant on joue plus bourrés. Ca va être une petite bière pour commencer et on va s’arrêter là !



Laterbox c’est avant tout une histoire d’amitié non ?



Quentin : Ben non parce que je les aime pas moi en fait (rires)

Raphaël : Je peux parler ?

Quentin : Oui tu peux parler (rires)

Raphaël : En fait ce qui est marrant, c’est qu’on s’est réunis vraiment juste pour la musique à la base. Enfin on s’est rencontrés en tant que musiciens en mode tu fais de la zic on va faire un groupe. Avant d’être pote, enfin pour ce qui est de Quentin et moi parce qu’on est arrivés plus tard. On est plus arrivés en mode on veut faire de la musique, juste pour le projet musical. On est devenus pote par la force des choses. Après entre Renaud et Pépito c’est peut-être une autre histoire

Quentin : Une histoire d’amour (rires)

Pépito : Ouais avec Renaud, bon à la base j’avais un autre groupe avant et puis on s’est rencontré et en jouant ensemble on s’est rendus compte qu’il fallait qu’on fasse un groupe ensemble. On a beaucoup joué en acoustique, et on a développé une amitié assez forte. Bon maintenant avec tout le groupe on est tous très liés, on passe beaucoup de temps ensemble, c’est cool.



J’imagine que vous avez beaucoup de projets pour faire des concerts et bouger ?




Raphaël : C’est l’ambition ouais

Quentin : Ben déjà passer mon bac moi, en premier temps (rires) Et après faire des concerts. Mais ouais là on a vraiment envie de jouer.

Pépito : Et puis ce qui est cool c’est que là on a pas mal de date qui s’enquillent, enfin on nous a proposé pas mal de concert dont la première partie de Archimède le 28 octobre. Là on a un concert au Batofar le 20 septembre, à l’OPA le 3 septembre,  encore à l’OPA le 10 novembre, ensuite à Torcy le 10 décembre. Et le club aussi, un plan au club, on a une date sur Toulouse.

Raphaël : On a fait le Bus Palladium, enfin on commence à choper de bonnes dates Parisiennes



Et Laterbox, c’est quoi le nom ?



Renaud : Laterbox ! Ben en fait forcément comme tous groupe il y a un moment ou il faut chercher un nom.  Et avec Pépito ce qu’on cherchait c’était un nom de merde, Letterbox (rires)

Quentin : Un truc qui reste dans la tête au moins !

Renaud : On cherchait des noms, des trucs qui sonnaient plutôt bien, donc on avait trouvés pleins de trucs. Il y avait l’idée d’attente.

Pépito : On était les Waiters à un moment

Raphaël : Un jeu de mot avec les serveurs

Renaud : Et au final on a trouvé Laterbox. Laterbox en plus ce que est bien pour un français c’était facile à dire. Mais le problème c’est qu’on voulait un jeu de mot, assez original. Et un jour comme ça je me suis levé un matin  et j’étais encore sur l’histoire des noms et j’ai fait « Oh putain ! » et… Laterbox. Voilà avec Later toujours dans l’idée d’attente donc pareil la boite aux lettres, t’attend ton message donc un message plus tard.



Et ça bosse toujours au mcdo ?



(rires)


Quentin : Euh ouais je vais peut-être passer en Cdi (rires)

Renaud : Bon alors moi ça fait un an, Raphaël avait travaillé y a un an aussi donc là il a re-postulé il y a pas longtemps, il va aller signer son contrat ben demain je crois (rires) Pépito le chanteur aussi envisage, il va postuler (rires) Donc au final on aura tous fait mcdonald… c’est… c’est pas très gratifiant mais bon ca c’est l’avenir des musicos, hein, Macdonald, non faut le dire et puis il y a les promotions.



Des choses que vous auriez aimés dire ?



Raphaël : Ben l’EP le 16 septembre sera dispo. Il sera en vente au prix de 5 euros à priori. Enfin d’abord on peut le faire en live, on va surtout le vendre aux concerts, par correspondance éventuellement et puis dès qu’on peut on va choper un moyen de le vendre en ligne parce que c’est un bon moyen aussi de le diffuser. Donc voilà ce dont il faut parler surtout c’est l’EP qui va sortie et toutes les dates qui vont venir. Tout est sur Laterbox.fr ou Myspace enfin voilà, ca va pas être dur à trouver.


Voilà, maintenant vous en savez plus sur Laterbox, et vous pouvez commander leur EP ! Toujours en attendant,  ils nous offrent leur premier tube Let's Dance Together sur leur site !


Site Officiel : Laterbox.fr