La Femme, ce groupe indépendant pur qui a monté son label Les Disques Pointus sort son premier album "Psycho Tropical Berlin" aujourd'hui! Avec des titres inédits jamais joués en live, ils bossent dessus depuis la fin de leur tournée américaine en 2011. Pour l'occasion, La Femme s'est prêtée au jeu de l'interview.
Vous avez des titres dansants comme sur la planche, ou paris 2012 ou d'autre titres qui sont plus
sinistres, qui changent totalement d’univers, il y a un immense contraste,
comment vous expliquez ça ?
Il y a d’un côté Biarritz et de l’autre Paris, le coté
froid, le coté chaud, le coté positif et le coté négatif qui se rejoignent dans
les morceaux Le noir et le blanc (rires), les opposés, les contrastes, la différence,
le bien et le mal, on aime bien les contraste. Et puis on est pas cantonné dans
un style, on a pas que envie de faire ça, parfois on veut faire d’autres
chansons. Il y a des groupes que dark, des groupes que festfifs, nous on fait des trucs
différents. La Femme c’est un dosage des deux en fonction des chansons.
Au niveau de la composition, comment vous vous organisez, vu que vous êtes 6, pour avoir
une cohésion ?
On est deux surtout à composer, donc on écrit les textes et les chansons,
parfois c’est plus Sasha, parfois plus moi (Marlon), on fait des trucs à deux aussi.
Vous avez une image très mystérieuse,
au niveau des ambiances mais aussi autour du groupes, c’est très
travaillé au fond ?
C’est travaillé dans le sens où on a envie de soigner les visuels, que ça soit
beau.
Actuellement les groupes parfois se font pas chier, mais nous surtout à la
base on fait du dessin. Regarde, quand tu vas voir Kraftwerk en live il y a des visuels de dingues, des écrans géants.
Vos paroles sont aussi un peu bizarre, qu’est-ce qui provoque leur écriture,
parfois on sent l'insouciance, mais est-ce que vous voulez aussi faire
passer un message ?
C’est la vie, on veut parler de ce que qu’on vit après aussi juste à
partir d’un mot comme anti taxi ou sur la planche, ça peut aussi partir d’un situation. Parfois les paroles sont profondes avec « From Tchernobyl With Love »
ou « Le Blues de Françoise » qui sera sur l’album.
Vous évoquez le passé, le présent, le futur, avec Tchernobyl, 2012, 2013, 2023,
est-qu’il y a une recherche sur l’intemporalité de la musique ?
Ouais en quelque sorte, on veut pas être cantonné dans un style, et puis toutes les époques nous plaisent,
toutes les années sont magiques. On aime bien les chiffres aussi, ca permet que
les gens se posent des questions, ils vont s’interroger sur ça, même s’il y a
pas de fond, on veut que les gens se disent « tiens on
s’interroge ». Et puis faut pas non plus rester que sur le passé, le présent c’est ouf aussi.
Vous avez une ambiance quand même assez cinématograhpique, vous vous voyez
faire des musiques de films ?
Ouais, déjà à la base avant la Femme on voulait faire des musiques de
films, on a toujours voulu bosser avec Tarantino, Tim Burton par exemple.
Vous avez tourné aux USA, All, Belgique, Canada, Anglais comment vous êtes acceuilli surtout dns
les pays anglais ?
Le public est toujours cool, bon après c’est comme quand on
a commencé en France, t’es pas trop payé et tu joues dans des petites salles
vraiment.
Merci à Emilie Butel, La Femme et Taddeo Reinhardt.
J'ai décidé de marquer cette fin d'année avec l'interview de The Dodoz, mes chouchous de la scène rock Française. Après avoir eu leur chronique sur leur second album Forever I Can Purr, une review de concert lors de leur passage à La Maroquinerie récemment, voilà l'interview. J'ai réussi à avoir l'attention de Jules, un des deux guitaristes du groupe.
Vous venez de Toulouse, en regardant le parcours des autres jeunes groupes français, est-ce que monter un groupe en province paraît plus facile pour décoller qu’à Paris par exemple ?
Je pense pas ce soit plus facile, mais c'est certainement totalement différent. Les avantages, c'est de se retrouver un peu à l'écart de tout ce qui est pro, maison de disques, soirées hypes etc... On est plus au calme, on va à notre rythme ici. Les désavantages, ben c'est justement de pas avoir les contacts qu'on aurait en étant sur Paris, donc c'est vraiment deux choses différentes, avec les plus et les moins!
Maintenant que vous avez, en quelque sorte avec les dates en Europe, décollé, est-ce que vous voudriez partir de Toulouse, Changer d’air ?
On a tous déjà pensé à partir dans des villes qui nous attirent, commeBerlin, San Francisco... Mais pour l'instant on est vraiment bien à Toulouse, donc on se laisse encore du temps avant de prendre ce genre de décisions!
Parlons maintenant de votre second album. La voix de Géraldine est plus contrôlée, moins cinglante et son accent aussi s’est beaucoup amélioré. Elle a beaucoup travaillé pour ça où ça s’est fait naturellement ?
Elle a beaucoup travaillé sa voix, mais on a surtout beaucoup tourné entre ces deux albums donc ça a énormément joué dans l'apprentissage du chant, comme poser sa voix, l'utiliser au mieux de ses capacités... Et pour l'accent ça s'est fait assez naturellement, elle regarde pas mal de series et films en VO et d'un autre côté, Peter Murray (notre producteur et manager) est écossais donc il l'a aidé sur pas mal de points aussi.
On sent que les compos sont plus construites, plus recherchées, tout en gardant une forte spontanéité et l’album a une réelle cohérence. Comment se sont déroulés la composition de l’album, l’ordre et le choix des chansons ?
L'album a principalement été composé sur la route, sur une assez longue periode. On est revenu 3 fois en studio, avec à chaque fois des nouveaux morceaux, donc on a du beaucoup écrémer avat d'arriver aux 12
titres finals! Pour l'ordre, c'est toujours un peu un grand casse tête chinois, mais en gros on avait vraiment envie de commencer par Death In The Pocket Of His Coat, c'était pour nous l'ouverture de l'album depuis qu'on l'a enregistrée!
À l’opposé il y a Dum Dum et Warm Me Up qui sortent complètement de l’ambiance générale de l’album, qu’est-ce que sont ces morceaux pour vous ?
Ce sont les derniers morceaux qu'on a composé sur cet album, une sorte de prise de risque... C'était vraiment spontané, ces deux titres ont été composé très vite, et c'est effectivement assez différent du reste, mais ça reste dur d'expliquer pourquoi...
Vous avez repoussé la sortie de l’album plusieurs fois si je ne me trompe pas, qu’est-ce qui a valu cela ?
Oui c'était assez compliqué. Notre management / producteur Murrayfield Music avait trouvé un deal avec un gros label, on a beaucoup attendu puis ça ne s'est pas fait. Ensuite ils ont vraiment cherché le bon label / distribution pour nous, sachant qu'on garderait 100% du contrôle artistique avec Murrayfield. Ce n'est pas simple! Finalement, après nombreux rencontre, Murrayfield a trouvé Columbia, donc l'album est enfin sorti!
Est-ce que vous avez redouté la malédiction du second album ?
Pas vraiment, on n'a pas ressenti de grosse pression pendant qu'on le composait, c'était assez naturel.
Vous êtes très inscrit dans la philosophie DIY, et on voit ça surtout à travers vos clips, et une explication s’impose quant au nouveau clip Dum Dum.
On est très attachés à ça, le fait de faire un max de trucs nous même. Et surtout on s'éclate beaucoup à faire des pochettes, des videos, des t shirts... Je pense que c'est la meilleure façon d'obtenir quelque chose qui soit fidèle à notre vision initiale, pour offrir un truc aux gens qui vienne vraiment de nous. Pour Dum Dum, on a fait le clip en 1 quart d'heure, c'est l'opposé du clip d'I Can Purr qui lui nous a prit plus d'un mois de tournage... On a la meilleure grand mère du monde, et elle aime chanter donc c'était pas si dur...
Vous avez déjà commencé à écrire des nouveaux morceaux ? quels sont vos projets pour l’année 2013 ?
On n'a pas vraiment recommencé à écrire, on a évidemment tous des idées par ci par là mais rien qu'on ai mis en commun pour le moment. On est à fond sur Forever I Can Purr pour le moment, on réfléchit à un prochain clip, on devrait partir en Europe de l'Est en mars-avril et tourner un documentaire avec un ami à nous qui est réalisateur... Et l'album devrait sortir en Angleterre avant l'été.
À l'occasion de l'arrivée imminente du second EP d'Equateur, après la sortie du premier morceau du groupe, j'ai pu rencontrer le duo de la scène émergente électro de Paris à la terrasse d'un troquet à Montmartre. Le temps d'en savoir plus sur le collectif Nouvelle New Wave, leurs projets, leur musique et l'EP.
Rapidement, Equateur qui c’est et d’où viens l’idée de ce
projet ?
Romain : C’est Charles et Romain. Moi je faisais un
stage pour Charles.
Charles : Dans un label que j’étais en train de monter et j’avais besoin
de jeunes énergiques
Romain : Donc moi je lui ai demandé, comme il faisait
du son, de faire du son avec lui et voilà on a commencé. Moi j’ai fais des
accords et Charles a mis sa touche par dessus, la rythmique et ça a donné un
titre, le premier titre Haunted.
Donc le collectif Nouvelle New Wave c’est toi Charles ?
Charles : Oui, c’est moi et un de mes meilleurs pote
qui a fait une école de graphisme à Bruxelles et on s’est dit tiens on a pas
grand chose à faire, on cherchait un projet à réaliser, on connaissait quelques
groupes de musique qu’on voulait réunir comme ça au seins d’une structure. Moi j’avais
une SARL, j’avais quelques années auparavant fait quelques musiques pour des
court métrages, des documentaires donc je voulais un peu centrer ça vers un label. Avec ce collectif on a pas mal réfléchi parce qu’il y avait pas mal d’artistes
donc c’était un peu compliqué de gérer un peu tout le monde, leurs envies. Donc
on a un peu restructuré ça en label avec quelques artistes. Jean Charles Couderc qui fait le graphisme tient les rennes avec moi et éventuellement pour des
projets on cherche des réalisateurs pour des clips, peut être d’autres
graphistes si vraiment l’artiste veut quelque chose de personnel.
Vous allez sortir votre second EP Aquila en Octobre c’est
ça ?
Charles : En octobre si tout se passe bien. On sait pas
vraiment encore ce qu’on va mettre dans l’EP, peut-être 4 titres originaux ou 2
titres originaux avec 2 remix. Mais il y aura environ 4 titres. On fait du son en ce
moment, on a pas mal de titres, donc on voit s’il y en a d’autres qui colleront.
Romain : Oui, si ça s'emboîte bien pour un EP parce
qu’il y a des sons qu’on a fait il y a peut-être 8 mois, d’autres plus
récents, d'autres sons trop dark ou trop electro. Il faut une cohérence.
Les morceaux sont toujours dans la lignée de Haunted ?
Romain : C’est un peu plus galactique.
Charles : En tout cas on a deux titres qui seront sûr
dans l’EP qui sont un peu plus musique de films que Haunted, mais il y a
toujours un touche forcément.
Romain :Un aspect pop plus mélodieux.
Charles : Un aspect pop plus mélodieux et il y a
peut-être plus d’introductions, de ponts, c’est un peu plus complexe au niveau des arrangements.
Romain : Il y a plus de composition.
Vous avez fait un clip
pour Haunted d’où viens l’idée et qu’est-ce qu’il signifie pour vous ?
Charles C’est plus énigmatique, c’est une introduction à ce
qu’on aimerait, si on peut, faire en image et en son parce qu’il y a une grande
importance dans nos musiques. On aimerait que nos musiques soient adaptées dans
des clips.
Romain : Peut-être une petite histoire sur les clips,
développer un univers propre à Equateur.
Jusqu'à maintenant vous n'avez fait que des DJ set, à quand les lives ?
Charles : Normalement fin Octobre on est programmé pour un
live à la fleche d’or, donc on prépare un live de 45 minutes, ça sera notre
premier live avec que nos titres.
Romain : Il y aura pas mal de sons qui seront plus adaptés pour le live,
plus électronique, donc pas mal de track exclusives.
Charles : Et des modifications sur les tracks, Haunted.
A l’occasion de leur montée sur Paris, Le Common Diamond,
les nouveaux chouchous de Toulouse, m’ont gentiment accordés une interview avant
de monter sur scène à L’international. Ils ouvrent le set avec Kill Us Tonight aux airs de far-west jusqu’à finir, après 50 minutes de shown avec Orbit The Earth. Le groupe à la pop rêveuse était de
retour il y a un mois avec son premier EP.
Voici leur interview bien remplie pour vous !
Zlew Is Dead : Bonjour Le Common Diamond ! Bon, on commence par du classique.
Le Common Diamond, c’est qui, c’est quoi et ça vient d’où ?
Floran :
C’est qui ? C’est Thomas et Floran et c’est quoi ? C’est un groupe un
peu, on va dire, électro pop, de la synth pop avec de l’électro et un peu de
west coast cowbow je ne sais pas…
Thomas : Et avec de la guitare. (rires)
Floran : Avec de la guitare oui ! Et ça vient de
Toulouse.
Thomas : Mais à la base ce projet c’est un peu une
utopie dans nos têtes parce qu’on avait un groupe ensemble dans lequel on a
joué pendant 7 ans. Et c’était le groupe qui n’existait pas, mais qu’on s’est
construit avec Floran, et dans lequel on se disait qu’on allait faire tout ce
qu’on aimait et on allait un petit
peu balayer toutes les frustrations qu’on connaissait dans notre groupe qu’on
avait à l’époque.
Floran : Vu qu’avant on était 5, et qu’à 5 on partage
tout donc t’es jamais pleinement satisfait. Donc maintenant on est deux, avec deux synthétiseurs, quasi 3 vu
qu’il y en a un qui joue le rôle de 2 synthétiseurs. Donc on va dire 3 synthé,
une guitare et deux voix.
Thomas : Et un beat
Floran : Et un beat.
Zlew Is Dead: Ca existe depuis quand ?
Thomas : Alors dans nos têtes ca existe depuis
quasiment 2008 en fait. À une époque on avait créé un faux myspace, c’était en
2008. (rires) Mais c’était plus pour qu’on se dise « allez on se lance, on
se lance». Mais en fait on s’est
lancé en 2010 à créer nos premières chansons je pense.
Floran : En 2010 on a commencé à y penser. Le groupe s’est arrêté, et on
s’est lancé. Après on a mis du temps à se lancer parce qu’il y a d’abord eu…
Thomas : On avait d’abord certaines idées et au final on
a fait certaines chansons et finalement
on a changé encore de ligne et au bout de combien de temps on est vraiment
actif ?
Floran : Le Common Diamond tel qu'il est là maintenant ça
date d’Octobre 2011.
Zlew Is Dead: Et vous vous êtes rencontrés comment ?
Thomas : On s’est rencontré au lycée pour construire
le groupe qu’on a évoqué tout à l’heure, au tout début on s’appelait Ephémère. Avec des copains d’enfance on était 5 à faire de la musique et avant
ça je suis allé un peu vite, j’étais qu’avec un copain d’enfance on était que deux à faire de la musique depuis qu’on avait 15 ans et on cherchait un
chanteur et en seconde on a rencontré Floran. Et on a commencé à faire de la
musique en première du coup.
Zlew Is Dead : Comment vous êtes rentrés dans le monde de la
musique ?
Floran : Moi ça vient de leçons de piano quand j’était
petit. J’ai d’abord fait du piano sous l’insistance de mes parents et puis à un
moment tu te fais tes propres goûts au lycée et la curiosité m’a fait composer.
Et toi ?
Thomas : Moi le premier instrument que j’ai touché
c’était aussi le piano, j’ai fait deux ans de piano au tout début quand j’étais gosse
mais bon j’en ai absolument rien tiré et après j’ai été tout de suite attiré
par la batterie pour des groupes que je ne citerai pas (rires). C’est bizarre à
10 ans j’écoutais autant Nirvana, Queen, que Hanson et AC/DC. Donc c’est quatre groupes qui n’ont rien à voir les uns des autres mais c’est ça qui m’a donné
envie de faire de la batterie.
Zlew Is Dead : Vos références musicales ?
Floran : Aujourd’hui mes
références à moi ça va être Radiohead, après dans les groupes qui datent,
beaucoup de musique des années 60, et dans les trucs plus actuel j’aime beaucoup Peter Bjorn and John, MGMT, j’ai trouvé ça bien. Après ma référence c’est un peu Radiohead et Thom York même si on cherche pas à les imiter parce que ça sert à
rien de les imiter.
Thomas : Pour les groupes actuels on écoute à peu près
les mêmes, après pour les groupes un peu plus vieux bon on a pas cité David
Bowie mais on aime bien. Bon les Beatles c’est une référence de base. Toute cette
pop des années 60 c’est sur c’est un truc qui nous touche mais c’est pas
forcément ce qui nous influence le plus.
Floran : Après on aime l'éléctro, on est influencé
éléctro par des trucs comme…
Thomas : Comme au niveau des groupes rock électro il va
y avoir MGMT… il y a quoi de moderne ? Je sais pas (rires)
Floran : LCD soundsystem
Thomas : LCD soundsystem ouais. Après en électro pur mais ça
nous influence pas trop, Justice, toute la scène française, Daft Punk, Air,Phoenix etc.
Zlew Is Dead :J’avais donné dans ma chronique des influences et vous aviez
dit « c’est marrant comment les gens interprètent chacun à leur
façon » ce qui est vrai, mais donc pour vous ça serait quoi que ça
soit inconscient ou pas ?
Floran : Inconsciemment je pense que les idées nous
viennent de Thom York, plus en solo que avec Radiohead
Thomas : C’est assez conscient ça.
Floran : C’est conscient ? Ouais on aime beaucoup
mais… Oui mais inconsciemment comment tu veux le savoir ? (rires) Il y a Thom York et l’album Writer's Block de Peter Bjorn and John il nous a marqué tous les
deux. Enfin toi peut-être pas, moi au final je compose pas la guitare mais le son un
peu que t’as c’est le type un peu de cet album là, avec vachement de reverb.
Thomas : On a pas cités les Kills
Floran : Les Kills ouais on est fou des Kills mais
c’est autre chose, c’est ce qu’on voulait faire, c’est ce qu’on a essayé au début
du projet et au final c’était pas nous donc on a un peu abandonné les Kills. Après
inconsciemment je sais pas, même si on est influencé par les groupes actuels
d’où le son qu’on a qui est vachement à la mode on est quand même très très
pop. Ne serait-ce que le format, on insiste pour qu’il y ait une mélodie qui se tienne et qui se retienne
donc j’imagine qu’on est plus influencé par des vieux groupes pop des années
60. Un petit côté Beach Boys peut être dans dans quelques chœurs on nous a fait
la remarque une fois ou deux.
Zlew Is Dead : Donc vous êtes deux, ça se passe comment au niveau des
compositions ?
Floran : On compose à deux globalement, généralement de façon naturelle il y en a un qui a une idée et ensuite qui la
soumet et l’autre complète enfin on fait ça a deux. Après évidemment lui il est guitariste, donc c’est plutôt lui qui va faire tout ce qui est guitare. Les synthés c’est
un peu tout les deux et le chant ça vient avec.
Thomas : Après la première idée initiale il y a quand même quelqu’un entre
toi et moi qui la trouve indépendamment l’un de l’autre . On l’enregistre de notre
côté, on la propose et c’est là
qu’on se retrouve à deux et qu’on construit la chanson après, pas tout à fait
de A à Z du coup mais de B à Z ensemble.
Floran : Ouais, on trouve une mélodie d’abord puis on structure la chanson.
Thomas : Après les chants c’est quand même plutôt toi Floran.
Floran : Ca dépend.
Thomas : Les paroles oui par contre c’est plus Floran.
Zlew Is Dead :Et donc le premier EP que vous avez sorti il y a pas
longtemps, comment vous le définiriez, au niveau du concept.
Floran : Ben… oh je sais pas quoi dire. (rires)
Thomas : On l’a pas vraiment conceptualisé.
Floran : On s‘est pas dit "tient on va mettre ce style
de truc dedans". On avait des chansons, on avait quoi une dixaine de
chansons. On avait déjà sorti deux chansons comme ça, un 7 ".
Thomas : Même trois au tout début, avec Try Your Luck
sur facebook.
Floran : Ouais c’était pas officiel, on va dire que c’était le premier truc
officiel. Mais du coup on avait plusieurs chanons, bah les dernière à ce moment
là qu’on avait fait, on en a sorti quatre et après on peut pas dire qu’il
y a un concept à notre niveau encore faudrait qu’on ait plus de truc et
qu’on ait vraiment du temps pour en faire un…
Thomas : Ou alors faut faire croire qu’il y en a un, en
fait c’est parti d’une photo avec un mec à une soirée c’était génial. (rires)
Floran : Non il y a pas de concept.
Clip Go Out For A Walk :
Zlew Is Dead : Et alors vous avez étés publiés plusieurs fois sur la page
de Metronomy vous leur avez parlés ou c’est non prévu ?
(rires)
Thomas: Alors c’est la première fois qu’on raconte cette
anecdote.
Floran : Alors l’histoire elle commence dans mon salon, on allait voir Metronomy à Montpellier tout les deux.
Thomas : Le 10 novembre 2011, je m’en souviens parce
que le lendemain c’était le 11/11/11 donc voilà. (rires)
Floran : Ce jour là je me suis dis, parce qu’avec mon
ancien groupe on avait déjà fait ça, lancer des CD sur scène.
Thomas : C’est très naïf.
Floran : Et c’est… ouais, ca te donne une chance. Et là
je me suis dis « eh je vais le faire » donc j’ai fait deux CD avec
marqué dessus un message directement adressé aux musiciens de Metronomy mais à
chaque c’est vraiment sans espoir, c’est à dire on y croit pas, c’est juste
drôle. Donc j’ai fait mes deux trois CD j’ai même oublié de mettre notre
adresse mail dessus aucun contact .
Thomas : Il y avait juste le nom du groupe dessus (rires)
Floran : Donc on est arrivé ensuite à Montpellier, là
on avait deux cd au final, il y en a un je l’ai balancé au mauvais endroit et
le deuxième il l’a balancé pendant qu’ils jouaient et la le… Toi tu connais les
noms. (rires)
Thomas : Oscar.
Floran : Oscar l’a vu à ses pieds,il a pas compris.
Joseph lui a demandé « qu’est ce que c’est » et nous on était là.
Thomas : C’était pas pendant, c’était entre deux
morceaux ! (rires)
Floran : C’était entre deux morceaux ouais.
Thomas : On a interpellé oscar, il a vu.
Floran : Bref ils se sont demandés ce que c’était et
après ça il y a pas eu de suite ils se sont remis à jouer quoi. Et fin du
concert bon on est parti bon, on a regardé sur scène quand même
on les voyait plus les cd donc on s’est dit que peut-être. Et ensuite le
lendemain on boit un café à Montpellier et là on reçoit un mail de Joseph Mount
Thomas: « Hello this is Joseph from Metronomy »
(rires)
Floran : Donc là on étiat là "Woah" et on a
même constaté que le mec il est tellement, au final il est assez modeste et
curieux et du coup il est allé sur internet il a tapé « Common Diamond » sur google il est allé nous chercher quoi. Donc ça c’est quand
même assez fou. Mais bon après il est occupé, il répond à 1 mail sur 10. Mais
bon il nous a quand même répondu et il a fait quoi d’autre ? Il nous a
répondu dans un premier temps.
Thomas : Il nous proposait de faire un remix.
Floran: Parce qu'ils allaient ressortir The Look de leur abum The English Riviera mais bon il a balancé ça un peu en l’air, ils savaient qu’ils
avaient besoin de remix, il a proposé parce que on a un son un peu particulier
un peu original.
Thomas : On a fait le remix et là on a eu du mal à
reprendre contact, ils étaient en tournée en plus. On a eu 4 jours pour faire
le remix (rires)
Floran : Parce qu’on savait pas, on lui demandait
jusque quand il fallait qu’on le remette et il répondait pas donc on l’a fait
en 4 jours et bon au final le
remix il a été un peu zappé.
Thomas : Le mercredi on a envoyé un mail au manager et il nous a dit c’est pour la fin de la semaine quoi.
Floran : Ouais voilà, mais après on leur a envoyé des
messages sans vouloir trop trop les harceler et au final on est content
parce qu’à deux reprises ils nous ont publiés un truc sur leur wall et on
sait pas pourquoi ça par contre mais on fait parti de leur deux trucs qu’ils
aiment sur facebook.
Zlew Is Dead : Ben moi c’est comme ça que je vous ai découvert
Floran : Ben voilà ca c’est fou. Mais au final on peut pas dire
qu’on est pote avec eux.
Zlew Is Dead : Et sinon niveau scène vous commencez à tourner un peu ?
Floran : On tourne pas encore, on aimerait faire
vraiment beaucoup plus que ça. On avait une expérience des concerts avec
l’ancien groupe avec lequel on a pas vraiment tourné mais on a fait quand même
pas mal de concerts pendant la durée totale de l’existance du groupe donc pour
nous là on a pas l’impression d’être beaucoup tourné mais c’est vrai qu’on
arrive à trouver quelques concerts. Maintenant il y a cette date à Paris qui
nous a été proposée par quelqu’un qui voulait nous voir parce que lorsqu’on a
sorti l’EP on a envoyé plein plein de mails, enfin c’est toi (Thomas) qui les a
envoyés manuellement à plein d’adresses que j’avais récupéré sur internet, des
blogs, des labels, des tourneurs et il y en a un qui nous a répondu.
Thomas : Ouais voilà sur 500 mails on a eu une date à l’international. (rires)
Floran : Bon c’est notre première date à Paris, c’est
le début.
Zlew Is Dead : Des choses à rajouter ou des questions que vous auriez aimé
que je vous pose ?
Thomas : Non nous on va te poser une question. (rires)
Comment est-ce que tu nous perçois ? Est-ce que tu trouves qu’on est un
groupe semblable à l’effervescence actuelle des groupes un peu
électro pop ou est-ce que tu trouves qu’il y a une particularité ?
Zlew Is Dead : Non mais justement vous avez vraiment un son assez particulier et original. Enfin quand je vous avais
découverts je révisais mes bacs blancs et j’étais tombé sur la page de
Metronomy et ils venaient de vous poster et directement quand je vous ai
entendu j’ai écrit votre chronique, donc ça m’avait vraiment pris et justement
j’ai eu assez de mal à écrire votre chronique parce que je ne savais pas trop
quoi dire sur vous, il y a des détails qui viennent de partout et ca donne donc
cette particularité, c’est vachement cosmique votre style.
Zlew Is Dead : Vous avez des choses à dire sur votre EP pour les lecteurs ?
Floran : Alors il y a Go Faster.
Thomas : C’est la première qu’on a composé.
Floran : Elle est un peu plus vieille oui et finalement c’est
celle qui plait le plus, parce qu’elle est rythmée.
Thomas : Kill Us Tonight c’est pictural comme chanson.
Floran : Il y a un petit côté western dedans. Avec la
guitare on aime bien essayer d’ammener un côté un peu western avec cette reverb
et avec les nappes d’electro de rajouter le côté spacial. On le décrit comme ça
même si ça correspond pas tant que ça.
Soft Beat on a mis du temps à la faire parce qu’on avait plusieurs idées on
arrivait pas à les raccrocher ensemble. C’est pour ça qu’elle est un peu tordue
celle là. Et d’ailleurs son titre n’a pas de sens, c’étiat le nom du projet tu
sais quand t’as pas d’idée tu mets le premier mot que t’as en tête. Là il avait
fait un beat plutôt doux j’imagine, du coup il l’a appellé Softbeat et elle a
jamais changée de nom. (rires) Go Out for a walk c’est la frustration des
voyages et des rencontres, ca c’est le texte et après , la musique c’est partit
d’un truc qui était censé être compétemment électro. On avait calé un chant un
peu inspiré Empire Of The Sun, faut le dire.
Voilà, je tiens à remercier chaleureusement le groupe pour leur participation et d'avoir joué le jeu.