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lundi 10 septembre 2012

DELICIOUS EP - PEACE



PEACE fait parti de ma très petite sélection de groupe révélation de l'année (faut dire que ça se fait rare à notre époque). Découverts lors de la sortie de Follow Baby, titre puissant à dissonances et aux riffs à la Nirvana, le groupe se retrouve aujourd'hui en première ligne pour atteindre la célébrité. Ils ont sortis hier leur premier EP Delicious qui ne peux que convaincre du talent du groupe.

L'EP s'ouvre avec un morceau concentré d'à peine deux minutes au mix psychédélique et au nom tout autant psychédélique digne des Horrors : "Ocean's Eyes". Mélange d'introduction à la Last Shadow Puppets avec ce son retro des 60' à la reverb claquante non sans renier leur amour indéniable pour Pink Floyd qui resurgira plus tard. Un morceau comparable à Evaline, mais en tout cas un morceau qui annonce tout de suite le ton du disque, ça déconne pas. On enchaine vite vite sans pause sur le tube Bloodshake (anciennement appelé Bblood pour les connaisseurs) morceau dansant à souhait et qui va droit au but. Rien n'a changé, on entend du Bombay Bicycle Club, du Foals et accessoirement du Mystery Jets, du pur bonheur. Pas besoin d'en dire plus, on est déjà bercé par le magnifique California Daze révélé il y a peu sur soundcloud par le groupe. On dirait qu'Oasis s'est invité en guest pour un morceau mélodique qui nous scotchent avant qu'on passe aux choses sérieuses avec 1998. Morceau de 10 minutes qui marque l'apogée de l'EP. Le groupe affirme la couleur donnée dès le premier morceau en installant une ambiance dans la continuité de California Daze, puis monte en intensité, monte, monte, redescend, monte, monte, MONTE, pour exploser avec un retour d'Oasis. Puis on s'évade alors que le morceau laisse place à un feat. avec Pink Floyd (C'est une image hein, j'ai déjà eu une remarque là dessus, c'est une image, comme pour Oasis). Comment mieux finir un EP ? C'est pas possible, c'est un véritable revival des Pink Floyd.

Bref, vous l'aurez compris, PEACE, c'est LE groupe du moment à écouter, et à savourer sans modération. L'ep a déjà touché la 18 place dans les charts d'iTunes, n'hésitez pas une seconde.

Facebook : https://www.facebook.com/peaceforeverever

jeudi 30 août 2012

COUP DE COEUR À SUIVRE : WILLY MOON



Sûrement un de mes plus gros coup de coeur de l'année. Willy Moon a 21 ans, il écrit, compose et produit tout lui même. Il est apparu sur la toile deuxième moitié 2011 et a déjà une fanbase conséquente. Ce jeune homme ose tout, impose son style, son univers, sa musique. Il mélange un nombre de style impressionnant sans que cela paraisse sale ou lourd. De l'electro, du retro, du gospel, ca devient même difficile de les différencier tellement il mèle bien ses ingrédients.

On pourrait lui reprocher de faire des morceaux qui dépassent rarement la barre des 2 minutes, mais il y introduit une puissance sortie de je ne sais où. Il a donc sortit un premier Ep de trois titres bourrés d'adrénaline qui s'enchaînent, ne laissant pas de répit, tous avec autant d'entrain et de force. Sa voix qui voltige enchante et fait bouger la tête . (Yeah Yeah est la formule exacte pour ce rendu, à tester dès maintenant !). Il utilise des paroles simplistes pour être sûr que les plus résistants ne puissent pas résister à l'appel du chant (She Loves Me). Encore plus que de chanter, il mets un ingrédient secret dans sa musique qui donne terriblement envie de danser. Et il ne s'arrête pas à une musique déjantée, il réalise même des clips complètement fous, et en voyant ça, tout le monde devrait danser comme lui en soirée, c'est beaucoup plus classe que de lever les bras ou de pogoter.

Après cet EP plus qu'intriguant, je vais dire révélateur, Willy Moon obtient ce qu'il mérite. À la suite de son premier EP, il livre le morceau "Shakin'" qui se rapproche des Black Keys et il sort maintenant un nouveau single chez Third Man Records, le label de Jack White (oui oui, c'est pas un mickey lui.) Il libère donc son nouveau monstre qu'est  Railroad Track. Morceau plus posé, aux incantations gospel, qui rappelle Ray Charles au refrain. Le single est sorti le 20 Aout, mais la B-Side Motorcycle n'est pas encore en digitale (seule contrainte de Jack White à chaque fois), on attends donc avec impatience la suite, vu l'éclectisme de cet artiste !

Et on prévoit donc un album dans pas longtemps avec tout ce ramdam qui commence à naître autour de lui !



Site Officiel : http://willymoon.com/








mardi 28 août 2012

THE SCARLET BEAST O' SEVEN HEADS - GET WELL SOON



Le génie Konstantin Gropper de Get Well Soon est de retour pour un troisième album qui était très attendu. C'est vrai que j'avais été déçu par le second album qui succédait au chef d'oeuvre qui n'était que son premier album. Dans tous les cas, pour un troisième album dit de la maturité, il n’a pas échappé à la règle. Il nous livre donc un 13 titres qui est bien difficile à décortiquer.

L’allemand à l'imagination débordante s’est ouvert, l’album est plus complet et touche à plus de sonorités tout en gardant sa pop voltigeuse. Dans ce nouvel opus, Get Well Soon revisite le style, maintenant écoeurant, de Muse (The Kids Today).  Il ne peut jamais se passer d'un magnifique instrumental subtil à la fin de ses morceaux (Last Day Of Rome / Courage Tiger / Disney et d'autres encore). L'album inclut  pas mal de parties de percussions pour rythmer et rendre la chose plus dramatique (You Cannot Cast Out The Demon / Oh My ! Good Heart), et l'utilisation de cuivres dans ce dernier joue bien son rôle également. Konstantin Gropper se livre à des compositions laissant deviner son talent caché de musique de film avec les cuivres de Oh My ! Good Heart donnant un côté de BO de film à la Hans Zimmer, et la magnifique prélude de Dear Wendy permettant le subtil passage au morceau symphonique suivant, Courage Tiger. Il se laisse aller à des extravagances comme à la fin de The Kids Today en jouant avec le volume, le début de Just Like Henry Dager, passant d'une douce mélodie sombre digne des ambiances de Danny Elfman dans les films de Tim Burton aux cartoons de Tex Avery, ou en laissant place à une mélodie oubliée à la fin de You Cannot Cast Out The Demon. Il va même jusqu'à prendre la voix de David Bowie le temps d'un phrasé lors de son fameux single Roland, I Feel You.

Je ne pense pas avoir besoin de citer You Cannot Cast Out The Demon (You Might As Well Dance) pour dire que ce morceau est unique, plein de détails les plus enrichissants les uns des autres pour la cohérence de ce morceau de fermeture mémorable. Voilà ce que j'ai à dire pour finir mon argumentation sur cet album très attendu, et qui m'a conquit comme un des albums de l'année. 

Après avoir joué à Rock En Seine avec l'orchestre national D'île de France, on retrouvera Get Well Soon le 31 Octobre à La Gaîté Lyrique, de quoi voir comment sonne l'homme sans orchestre.

Le clip/court métrage déjanté de Roland, I Feel You :



mardi 3 juillet 2012

COUP DE COEUR : BRETON



Une nouvelle petite rubrique "Coup de Coeur".  En gros, c'est trop pour faire un chronique, et c'est pas d'actualité et en cours pour en faire un "À suivre". 


J'avais entendu parlé de Breton au début de leur buzz avec leur EP "Blanket Rules". J'avais survolé les titres malheureusement, je ne devais pas être dans l'humeur pour apprécier. Récemment je suis retombé dessus n'ayant toujours pas écouté leur album, et je me décide donc à leur redonner une chance pour l'album. Et là, révélation. 
Ces Anglais qui ont squattés une banque désaffectée pour en faire le Bretonlab, où ils enregistrent et y passent leur vie, pour créer leur identité, créent  mon utopie de l'idéal du mariage des genres. On trouve du classique, du beat, de l'electro, et un soupçon de rap dans la voix, qui est entre du parlé et du chanté, plutôt difficile à définir. Ils créent donc un univers varié, des inspirations qui vont des Klaxons (Electrician) à un Requiem For A Dream remixé (Pacemaker). Ainsi on passe d'un univers calme, à de l'electro, puis on les surprend à rajouter de la pop. À l'annonce de ce melting pot d'influences et de styles je vous voir venir : "Mais il n'y a aucune continuité et logique dans l'enchainement des morceaux". Et bien ni l'un ni l'autre. Et c'est là où on se rend compte de leur génie, ils donnent l'impression de livrer un fouillis pas possible mais ils ont réussis à faire la chose la plus difficile du monde qui semblait inimaginable. Malgré cette salade Niçoise, ils ont réussis à lui donner bon goût. Une sorte de playlist parfaitement dosée et pensée.


Voici leur EP Blanket Rules sur soundcloud. Vous trouverez l'album en écoute sur deezer également. 

Site Officiel : http://www.bretonlabs.com/